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Créer son entreprise en 2026 : le guide complet pour bien choisir

Auto-entrepreneur, SASU, EURL, SCI, profession libérale : comprendre les statuts, les seuils 2026 (TVA, micro, réel), les démarches INPI et les aides à la création. Guide complet Fiscora signé Laëtitia Dubreuil et relu par le Comité éditorial.

Illustration Fiscora — Créer son entreprise en 2026, dégradé navy et teal officiel avec pictogramme administratif

TL;DR — En 2026, créer son entreprise reste accessible mais le choix du statut conditionne tout : fiscalité, protection sociale, capacité à embaucher, à lever des fonds, à transmettre. Les seuils du régime micro (83 600 € en BNC et BIC services, 203 100 € en BIC ventes) restent valables jusqu’en 2028. Les démarches passent par le Guichet Unique INPI, le compte bancaire professionnel n’est pas systématiquement obligatoire, et l’ACRE peut alléger de moitié vos charges la première année. Ce guide synthétise les chiffres officiels 2026, les pièges les plus coûteux et les liens vers les 14 guides détaillés de la série Création.

✍️ Par Laëtitia Dubreuil, Community Manager — Fiscora « Le blog des entrepreneurs sereins et avertis. » Article relu par le Comité éditorial Fiscora.


Sommaire


Pourquoi le choix du statut compte autant en 2026

Le statut juridique est la première décision structurante d’un créateur. Il détermine la fiscalité (impôt sur le revenu ou sur les sociétés), le régime social du dirigeant (travailleur indépendant ou assimilé salarié), la responsabilité sur le patrimoine personnel, la capacité d’embaucher, la possibilité d’accueillir des associés ou d’ouvrir le capital à des investisseurs, et la simplicité ou la complexité des obligations comptables.

En 2026, l’écosystème français de la création reste vaste : micro-entreprise, EI (entreprise individuelle), EURL, SASU, SARL, SAS, SCI, professions libérales en BNC. Chaque forme a sa logique, son public cible et ses pièges. Le Guichet Unique INPI a centralisé toutes les démarches depuis 2023, simplifiant la phase administrative — mais le choix initial du statut reste, lui, entièrement à votre charge.

Mauvaise nouvelle : il n’existe pas de « meilleur statut » universel. Bonne nouvelle : il existe un statut adapté à chaque profil, à condition de répondre aux bonnes questions en amont. Pour celles et ceux qui hésitent encore entre micro-entreprise, EURL et SASU, Fiscora propose un parcours guidé pas à pas qui ajuste les recommandations à l’activité visée, au régime fiscal souhaité et à la situation personnelle du créateur.

Cas Léa — graphiste freelance qui démarre seule Léa a quitté son CDI en mars 2026 pour se lancer en freelance avec un objectif de chiffre d’affaires de 35 000 € la première année. Elle hésite entre auto-entreprise et SASU. La micro-entreprise est le bon choix par défaut : démarches en 48 heures via l’INPI, comptabilité allégée, plafond très au-dessus de son CA cible (83 600 € en BNC), et possibilité d’opter pour le versement libératoire si son foyer fiscal le permet.


Les chiffres officiels 2026 à connaître avant de se lancer

Voici le tableau de référence des seuils applicables en 2026, sourcés directement auprès de l’URSSAF auto-entrepreneur, de l’administration fiscale (impots.gouv.fr) et du portail économie.gouv.fr. Ces seuils sont valables jusqu’en 2028 (réforme triennale du régime micro).

Seuils du régime micro-entreprise (2026-2028)

ActivitéSeuil de chiffre d’affaires annuel HT
Ventes de marchandises, fourniture de logement, vente à consommer sur place (BIC)203 100 €
Prestations de services (BIC)83 600 €
Professions libérales (BNC)83 600 €

Seuils de franchise en base de TVA en 2026

La réforme qui prévoyait un seuil unique de franchise de TVA à 25 000 € a été abandonnée après consultation publique. Les seuils 2026 restent donc identiques aux seuils antérieurs.

Type d’activitéSeuil de baseSeuil majoré
Ventes de marchandises et hébergement85 000 €93 500 €
Prestations de services et professions libérales37 500 €41 250 €

Tant que votre chiffre d’affaires reste sous le seuil de base, vous ne facturez pas la TVA à vos clients (mention obligatoire : « TVA non applicable, article 293 B du CGI »). Le seuil majoré déclenche l’obligation de facturer la TVA dès le mois du dépassement.

Bascule vers le régime réel d’imposition

Au-delà des seuils micro, le créateur passe au régime réel simplifié puis, à des seuils plus élevés, au régime réel normal.

RégimeBIC ventes / hébergementBIC services et professions libérales (BNC)
Micro< 203 100 €< 83 600 €
Réel simplifié203 100 € à 945 000 €83 600 € à 286 000 €
Réel normal> 945 000 €> 286 000 €

Le passage au régime réel oblige à tenir une comptabilité commerciale complète, déposer un bilan annuel, et déclarer la TVA selon une périodicité plus stricte. Anticipez le franchissement de seuil pour ne pas être pris au dépourvu — c’est l’un des sujets que nous traitons en profondeur dans l’article Dépassement de seuil micro-entreprise 2026 : que faire ?.

Charges sociales en micro-entreprise

Les taux de cotisations sociales 2026 sur le chiffre d’affaires encaissé restent fixés par décret URSSAF.

Type d’activitéTaux de cotisations sociales sur CA
Vente de marchandises (BIC)12,3 %
Prestations de services commerciales (BIC)21,2 %
Prestations de services libérales (BNC, CIPAV)23,2 %
Professions libérales réglementées (BNC, CNAVPL)23,2 %

Ces taux intègrent l’assurance maladie, les indemnités journalières, l’allocation familiale, l’invalidité-décès, la CSG-CRDS, la retraite de base et la formation professionnelle.

Dividendes en société : PFU 2026

Pour les dirigeants de SASU, EURL ou SAS qui se versent des dividendes, le prélèvement forfaitaire unique (PFU) reste à 30 % en 2026, décomposé en 12,8 % d’impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux. L’option pour le barème progressif de l’impôt reste possible, à arbitrer en fonction de votre tranche marginale d’imposition.


Auto-entrepreneur et micro-entrepreneur : le statut le plus simple

C’est le statut le plus accessible, le plus rapide à créer et le moins coûteux à entretenir. Depuis la loi Pinel de 2016, les termes « auto-entrepreneur » et « micro-entrepreneur » désignent la même réalité juridique : un entrepreneur individuel ayant opté pour le régime micro-fiscal et micro-social simplifié.

Pour qui ?

  • Indépendants qui démarrent seuls et souhaitent tester une activité.
  • Activités de services à faible volume de charges déductibles (consultants, créateurs de contenu, formateurs, coachs).
  • Cumul avec un emploi salarié, un statut étudiant, une retraite ou des allocations chômage.

Avantages

  • Création en ligne en 48 heures via le Guichet Unique INPI.
  • Comptabilité allégée : un livre de recettes et, pour les activités de ventes, un registre des achats. Aucun bilan à déposer.
  • Cotisations sociales calculées sur le chiffre d’affaires encaissé : pas de chiffre d’affaires, pas de cotisations.
  • Possibilité d’opter pour le versement libératoire de l’impôt sur le revenu sous conditions de revenu fiscal de référence.
  • Franchise en base de TVA tant que le chiffre d’affaires reste sous les seuils 2026.

Limites à connaître

  • Plafonnement du chiffre d’affaires : 83 600 € en services et BNC, 203 100 € en ventes.
  • Impossibilité de déduire les charges réelles (loyer, matériel, sous-traitance).
  • Protection sociale et droits à la retraite plafonnés en proportion du chiffre d’affaires.
  • Pas d’accès au régime fiscal de l’IS ni à la rémunération sous forme de dividendes.

Pour approfondir, lisez Auto-entrepreneur ou micro-entrepreneur en 2026 : choisir qui détaille la convergence des deux termes et le moment exact où le statut atteint ses limites.


SASU et EURL : créer une société à associé unique

Quand l’activité dépasse les plafonds micro, ou quand vous souhaitez déduire vos charges réelles, accueillir des associés à terme, lever des fonds ou protéger plus solidement votre patrimoine, le passage en société s’impose.

Les deux formes les plus courantes pour un dirigeant solo sont la SASU (société par actions simplifiée unipersonnelle) et l’EURL (entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée). Elles offrent toutes deux la responsabilité limitée aux apports, mais diffèrent profondément sur la fiscalité et la protection sociale du dirigeant.

Cas Thomas — développeur full-stack en consulting Thomas facture 110 000 € HT par an à deux ETI. Au-delà des plafonds micro, il a basculé en SASU en janvier 2026. Le statut d’assimilé salarié lui apporte une couverture maladie identique au régime général, une cotisation retraite cadre, et la possibilité de se rémunérer mi en salaire mi en dividendes pour optimiser sa fiscalité personnelle. Inconvénient : ses cotisations sociales sur salaire avoisinent 70 % en cumulé.

SASU — assimilé salarié, fiscalité à l’IS par défaut

  • Dirigeant assimilé salarié : couverture maladie et retraite cadre proches du régime général.
  • Impôt sur les sociétés (IS) par défaut, avec taux réduit à 15 % sur les premiers 42 500 € de bénéfice puis 25 %.
  • Rémunération possible en salaire et/ou en dividendes (PFU 30 % en 2026).
  • Aucun capital minimum imposé, statuts entièrement personnalisables.
  • Coût social élevé sur la rémunération sous forme de salaire.

EURL — gérant TNS, fiscalité à l’IR par défaut

  • Dirigeant travailleur non salarié (TNS) : cotisations sociales plus basses qu’en SASU.
  • Impôt sur le revenu (IR) par défaut, option IS possible et souvent recommandée.
  • Pas de dividendes au sens fiscal classique tant qu’on reste à l’IR : le bénéfice est intégralement imposé entre les mains du gérant.
  • Capital minimum 1 €, statuts plus encadrés que la SASU.
  • Couverture maladie et retraite moins protectrices que l’assimilé salarié.

Le choix entre SASU et EURL dépend de votre stratégie de rémunération, de votre profil de risque social et de votre projet de croissance. Lisez SASU ou EURL : comparatif fiscal et social 2026 pour un arbitrage détaillé, ainsi que Créer sa SASU en 2026 : guide complet pas à pas si la SASU est la forme retenue.


SCI familiale ou patrimoniale : pour gérer l’immobilier

La société civile immobilière (SCI) est une forme juridique dédiée à la gestion d’un patrimoine immobilier détenu à plusieurs (famille, couple, indivisaires, associés). Elle ne sert pas à exercer une activité commerciale — c’est un outil patrimonial.

Cas Marc — gestionnaire patrimonial avec immeuble locatif Marc et sa sœur ont hérité d’un immeuble parisien loué meublé. Plutôt qu’une indivision, ils ont créé une SCI familiale en mars 2026. La SCI leur permet de définir des règles de gestion claires, de transmettre progressivement les parts à leurs enfants en optimisant les droits de donation, et de séparer juridiquement leur patrimoine personnel des risques locatifs.

Pourquoi une SCI ?

  • Faciliter la transmission progressive du patrimoine (donation de parts).
  • Sortir d’une indivision et imposer des règles de gestion (statuts personnalisables).
  • Protéger un bien immobilier d’un risque professionnel (créancier d’une activité commerciale).
  • Optimiser la fiscalité (option IR ou IS selon le projet).

Limites de la SCI

  • Inadaptée à la location meublée à titre habituel (risque de requalification en activité commerciale).
  • Obligation de tenir une comptabilité minimale, de rédiger un procès-verbal d’assemblée annuelle et de déposer une déclaration fiscale 2072.
  • Responsabilité indéfinie des associés sur les dettes sociales (à hauteur de leur quote-part).

Pour les configurations courantes (couple, fratrie, parents-enfants), lisez Créer une SCI familiale ou patrimoniale en 2026.


Profession libérale : BNC micro ou déclaration contrôlée

Les professions libérales — consultants, coachs, formateurs, professions de santé, professions du droit ou du chiffre — relèvent fiscalement de la catégorie des bénéfices non commerciaux (BNC). Deux régimes coexistent : le BNC micro et la déclaration contrôlée (régime réel BNC).

Cas Sophie — psychologue en cabinet libéral Sophie a quitté un poste salarié pour ouvrir son cabinet en avril 2026. Avec un chiffre d’affaires prévisionnel de 60 000 € la première année et des charges réelles (loyer de cabinet, supervision, formation continue) de 12 000 €, elle hésite entre micro-BNC et déclaration contrôlée. Le calcul est simple : si ses charges réelles dépassent l’abattement forfaitaire de 34 % du micro-BNC, la déclaration contrôlée devient plus avantageuse.

BNC micro — abattement forfaitaire de 34 %

  • Tant que le chiffre d’affaires reste sous 83 600 €, le régime micro-BNC s’applique de plein droit.
  • L’administration applique un abattement forfaitaire de 34 % au titre des charges (montant minimal 305 €).
  • Pas de comptabilité détaillée à tenir (un livre de recettes suffit).
  • Cotisations URSSAF sur le chiffre d’affaires encaissé.

Déclaration contrôlée — charges réelles déduites

  • Sur option ou à partir du dépassement du seuil 83 600 €.
  • Déduction des charges réelles : loyer, matériel, sous-traitance, formation, supervision.
  • Tenue d’une comptabilité de trésorerie complète (livre journal, grand livre).
  • Déclaration annuelle 2035 à déposer.

Le seuil de bascule économique tourne autour de 34 % de charges sur le chiffre d’affaires. Lisez Profession libérale : BNC micro ou déclaration contrôlée pour calculer votre point d’équilibre.


Les démarches d’immatriculation via le Guichet Unique INPI

Depuis le 1er janvier 2023, toutes les formalités de création, modification et cessation d’entreprise passent par le Guichet Unique INPI (procedures.inpi.fr). Plus de CFE, plus de greffe en direct : un seul portail centralise les démarches. Pour ne pas se perdre dans les écrans successifs, Fiscora propose une checklist guidée du Guichet unique qui accompagne l’entrepreneur étape par étape, de la création du compte INPI au dépôt final du dossier.

Ce dont vous avez besoin avant de vous connecter

  • Pièce d’identité en cours de validité (CNI, passeport, titre de séjour).
  • Justificatif de domicile de moins de 3 mois.
  • Pour les sociétés : statuts signés, justificatif de domiciliation du siège, attestation de dépôt des fonds (si capital monétaire), liste des bénéficiaires effectifs.
  • Compte bancaire personnel pour le règlement des frais d’immatriculation (variables selon la forme juridique).

Les activités réglementées — VTC, transport, professions de santé, expertise comptable, juridique, architecture, BTP, restauration, services à la personne, immobilier ou formation — ajoutent leurs propres justificatifs à cette base. Pour éviter d’oublier une pièce ou de la fournir au mauvais format, Fiscora génère automatiquement la liste exacte des documents requis selon la forme juridique choisie et le secteur d’activité, avec les bases légales et les conditions d’acceptation associées.

Délais réels en 2026

  • Micro-entreprise et entreprise individuelle : SIREN délivré sous 24 à 48 heures dans les cas standards.
  • SASU, EURL, SARL, SAS : entre 5 et 15 jours selon la charge du greffe et la qualité du dossier.
  • SCI : entre 7 et 21 jours selon la complexité des statuts.

Tout dossier incomplet déclenche une demande de régularisation et rallonge le délai. Pour optimiser le processus, lisez SIREN en 48 h via INPI Guichet Unique : guide 2026 et Immatriculation SIREN en 2026 : délais, démarches, prix.

Erreurs courantes à éviter

  • Activité mal codifiée (code APE/NAF inadapté) qui crée des frictions URSSAF par la suite.
  • Domiciliation à votre adresse personnelle sans vérifier le bail ou le règlement de copropriété.
  • Statuts SASU rédigés trop vite sans clauses essentielles (agrément, préemption, sortie). Lisez Rédiger les statuts en 2026 : 5 erreurs fatales.

Aides à la création : ACRE, ARE et cumul salariat

Plusieurs dispositifs allègent les charges la première année ou sécurisent la transition depuis un emploi salarié.

ACRE — Aide aux Créateurs et Repreneurs d’Entreprise

L’ACRE consiste en une exonération partielle de charges sociales la première année d’activité. Pour les micro-entrepreneurs, le taux de cotisations sociales est divisé par environ deux pendant les 12 premiers mois (le taux exact dépend de l’activité).

Conditions d’éligibilité 2026 :

  • Demandeurs d’emploi indemnisés ou non, bénéficiaires de minima sociaux, jeunes de moins de 26 ans, salariés en reprise d’entreprise dans le cadre d’un reclassement.
  • Demande à formuler dans les 45 jours suivant la création via le formulaire dédié URSSAF.
  • Plafond de revenu professionnel à respecter pour ne pas perdre le bénéfice de l’exonération.

Lisez ACRE 2026 : conditions et demande d’exonération pour la procédure complète.

Maintien de l’ARE en cumul avec une activité

Un demandeur d’emploi indemnisé peut conserver tout ou partie de son ARE en démarrant une activité non salariée. Le calcul dépend du chiffre d’affaires déclaré et du salaire de référence. Le dispositif est particulièrement protecteur pour tester un projet en sécurisant le revenu de base.

Versement de l’ARE en capital (ARCE)

Une alternative au maintien mensuel : la perception d’une partie des droits ARE en capital, en deux versements (60 % à la création, 40 % six mois plus tard). Utile pour financer le lancement, mais à arbitrer en fonction de la durée de droits ARE restants. Lisez Cumul ARE et SASU : créer en sortant du salariat pour les arbitrages.


Compte bancaire professionnel : obligatoire ou pas ?

Contrairement à une idée répandue, le compte bancaire strictement professionnel n’est pas systématiquement obligatoire en 2026.

Pour les micro-entrepreneurs

L’obligation d’un compte dédié (qui peut être un second compte personnel, pas nécessairement un compte « pro » facturé) ne s’applique que si votre chiffre d’affaires dépasse 10 000 € pendant deux années civiles consécutives. En dessous, vous pouvez encaisser sur votre compte personnel, à condition de bien isoler les flux et de tenir un livre de recettes propre.

Pour les sociétés (SASU, EURL, SARL, SAS, SCI)

L’ouverture d’un compte bancaire au nom de la société est obligatoire dès la constitution. Il sert au dépôt du capital social et reçoit ensuite tous les flux d’exploitation.

Choisir entre banque traditionnelle et néo-banque pro

En 2026, les néo-banques professionnelles (Qonto, Shine, Blank, Propulse, Finom) proposent des comptes dédiés à partir de 6 à 10 € par mois, avec ouverture en ligne en 15 à 30 minutes et fonctionnalités comptables intégrées. Les banques traditionnelles restent pertinentes pour les besoins de financement, d’encaissement par carte ou de gestion de plusieurs sociétés. Lisez Compte bancaire pro obligatoire en 2026 ? Cas par cas pour le comparatif détaillé.


Comptabilité dès le jour 1 : ce qu’il faut tenir

Quelle que soit la forme juridique, certaines obligations comptables s’imposent dès l’immatriculation. Mieux vaut les anticiper que les reconstituer six mois plus tard.

Micro-entreprise

  • Livre des recettes : toutes les entrées d’argent dans l’ordre chronologique, avec date, montant, mode d’encaissement, nature de la prestation et identité du client.
  • Registre des achats : uniquement pour les activités de vente de marchandises (BIC ventes).
  • Conservation des factures émises et reçues pendant 10 ans.
  • Déclaration mensuelle ou trimestrielle du chiffre d’affaires à l’URSSAF (selon option).

Entreprise individuelle au réel

  • Comptabilité commerciale ou de trésorerie (selon BIC ou BNC).
  • Bilan et compte de résultat annuels.
  • Liasse fiscale à transmettre via une plateforme dédiée ou un cabinet comptable.

Société à l’IS (SASU, EURL option IS, SAS, SARL)

  • Comptabilité d’engagement complète (livre journal, grand livre, balance).
  • Bilan, compte de résultat et annexes annuels.
  • Dépôt des comptes annuels au greffe (publication au RNCS).
  • Déclarations TVA selon périodicité (réel simplifié annuel ou réel normal mensuel/trimestriel).

C’est précisément ce que Fiscora simplifie pour les entrepreneurs solo : automatisation du livre de recettes, suivi du seuil TVA, génération des factures conformes, alertes seuils micro. Notre objectif : que vous puissiez consacrer votre énergie à votre activité, pas à votre comptabilité.


FAQ — Les questions que se posent les créateurs en 2026

Quel statut choisir pour démarrer seul une activité de services en 2026 ?

Pour un démarrage solo avec un chiffre d’affaires prévisionnel sous 83 600 €, la micro-entreprise est le statut par défaut le plus rationnel : démarches en 48 heures via l’INPI, comptabilité allégée à un livre de recettes, cotisations sociales proportionnelles au chiffre d’affaires encaissé, et possibilité d’opter pour le versement libératoire de l’impôt. Au-delà de 83 600 € ou si vous souhaitez déduire des charges réelles importantes, la SASU ou l’EURL prennent le relais.

Combien coûte la création d’une entreprise en 2026 ?

Une micro-entreprise est gratuite à créer via le Guichet Unique INPI. Une SASU ou EURL coûte entre 200 et 400 € de frais d’immatriculation et de publication d’annonce légale, hors honoraires d’expert-comptable ou de plateforme juridique. Une SCI coûte entre 250 et 500 € selon la complexité des statuts. Les démarches d’enregistrement des bénéficiaires effectifs (RBE) sont incluses dans le dépôt INPI depuis 2024.

Quelle est la différence entre auto-entrepreneur et micro-entrepreneur en 2026 ?

Aucune. Depuis la loi Pinel de 2016, les deux termes désignent exactement la même réalité juridique : un entrepreneur individuel ayant opté pour le régime micro-fiscal et micro-social simplifié. « Auto-entrepreneur » est l’ancien nom administratif, conservé par l’URSSAF et le grand public. « Micro-entrepreneur » est le terme légal actuel.

Faut-il un compte bancaire professionnel dès la création en 2026 ?

Pour une micro-entreprise, non : l’obligation d’un compte dédié ne s’applique qu’au-delà de 10 000 € de chiffre d’affaires pendant deux années civiles consécutives. En dessous, un second compte personnel suffit, à condition d’isoler les flux. Pour une SASU, EURL, SARL, SAS ou SCI, l’ouverture d’un compte au nom de la société est obligatoire dès la constitution pour le dépôt du capital.

Qu’est-ce que l’ACRE et comment en bénéficier en 2026 ?

L’ACRE est une exonération partielle de charges sociales pendant les 12 premiers mois d’activité. Pour un micro-entrepreneur éligible (demandeur d’emploi, bénéficiaire de minima sociaux, jeune de moins de 26 ans, etc.), elle divise environ par deux le taux URSSAF la première année. La demande se fait dans les 45 jours suivant la création via le formulaire dédié sur le site de l’URSSAF. Un plafond de revenu professionnel doit être respecté.

Quand passer de la micro-entreprise à la SASU ou l’EURL ?

Trois signaux justifient la bascule : un chiffre d’affaires qui frôle ou dépasse les seuils micro (83 600 € en services, 203 100 € en ventes) deux années consécutives, des charges réelles supérieures aux abattements forfaitaires du micro (34 % en BNC, 50 % en BIC services, 71 % en BIC ventes), ou un projet de croissance impliquant embauche, levée de fonds, ou ouverture du capital à des associés. La bascule se prépare idéalement avec un expert-comptable pour optimiser la trajectoire fiscale et sociale.

Combien de temps prend la création d’une entreprise via l’INPI en 2026 ?

Pour une micro-entreprise ou une entreprise individuelle, le numéro SIREN est délivré sous 24 à 48 heures dans les cas standards. Pour une SASU, EURL, SARL ou SAS, comptez entre 5 et 15 jours ouvrés selon la charge du greffe et la qualité du dossier. Pour une SCI, entre 7 et 21 jours. Un dossier incomplet déclenche une demande de régularisation qui rallonge le délai d’une à deux semaines.

Peut-on cumuler salariat et création d’entreprise en 2026 ?

Oui, sous réserve de votre contrat de travail (clause d’exclusivité, obligation de loyauté, non-concurrence éventuelle). Vous devez en informer votre employeur lorsque la clause l’exige. Cumuler salariat et auto-entreprise est très courant et n’entraîne pas de surcoût social hors cotisations sur le chiffre d’affaires de l’activité indépendante. Pour un cumul avec une SASU, des règles particulières s’appliquent à la rémunération et aux dividendes.


Sources officielles consultées

Toutes les données chiffrées de ce guide sont issues des sources officielles publiques suivantes, consultées en mai 2026 :


Pour aller plus loin

Ce guide est le point de départ d’une série de 14 articles détaillés consacrés à la création d’entreprise en 2026. Chaque article traite un sujet précis en profondeur :

  • Auto-entrepreneur ou micro-entrepreneur en 2026 : choisir
  • Créer sa SASU en 2026 : guide complet pas à pas
  • SASU ou EURL : comparatif fiscal et social 2026
  • Statut juridique consultant indépendant en 2026
  • Immatriculation SIREN en 2026 : délais, démarches, prix
  • Créer une SCI familiale ou patrimoniale en 2026
  • Profession libérale : BNC micro ou déclaration contrôlée
  • Statuts SASU type — modèle gratuit + clauses indispensables
  • Compte bancaire pro obligatoire en 2026 ? Cas par cas
  • Cumul ARE et SASU en 2026 : créer en sortant du salariat
  • SIREN en 48 h via INPI Guichet Unique : guide 2026
  • ACRE 2026 : conditions et demande d’exonération
  • Rédiger les statuts en 2026 : 5 erreurs fatales
  • Checklist création entreprise 2026 : du SIRET au compte

Article rédigé par Laëtitia Dubreuil, Community Manager, et relu par le Comité éditorial Fiscora. Mise à jour : 1er juin 2026. Les seuils, taux et règles cités sont valables pour l’année fiscale 2026 (et pour les seuils du régime micro, jusqu’en 2028). En cas de doute sur votre situation personnelle, consultez un expert-comptable ou contactez l’URSSAF de votre région.

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