En bref — Choisir entre l’impôt sur les sociétés (IS) et l’impôt sur le revenu (IR), c’est choisir qui paie l’impôt. À l’IR, la société est « transparente » : le bénéfice est imposé entre les mains du dirigeant, même s’il n’en retire pas un centime. À l’IS, la société paie l’impôt elle-même (15 % jusqu’à 42 500 € de bénéfice sous conditions, puis 25 %), et le dirigeant n’est imposé que sur ce qu’il se verse, en rémunération ou en dividendes (PFU de 31,4 % en 2026). Chaque forme a un régime par défaut — EI et EURL à l’IR, SASU, SAS et SARL à l’IS — mais l’option inverse est souvent possible, dans un délai précis et, pour l’IS, de façon quasi définitive. Il n’existe pas de meilleur régime dans l’absolu : tout dépend de votre projet, de vos revenus et de ce que vous comptez faire de vos bénéfices.
Sommaire
- IR ou IS : la différence fondamentale
- Les taux 2026 : IS et barème de l’IR
- Le régime par défaut selon la forme, et qui peut opter
- Le délai pour opter et l’irrévocabilité de l’IS
- Rémunération ou dividendes : la vraie mécanique
- Les cotisations sociales du dirigeant : TNS ou assimilé salarié
- Le traitement des déficits
- Comment choisir en pratique
- Comment Fiscora vous aide à y voir clair
- FAQ — IS ou IR : vos questions
- Sources officielles consultées
IR ou IS : la différence fondamentale
Avant de parler de taux, de seuils ou d’options, il faut comprendre une seule idée. Elle commande tout le reste, et beaucoup de mauvaises décisions viennent de ce qu’on l’a sautée. La question « IS ou IR » revient à demander : qui paie l’impôt sur le bénéfice, la société ou vous ?
À l’impôt sur le revenu, la société est ce qu’on appelle « transparente » (ou « translucide » dans le vocabulaire juridique). Elle ne paie pas d’impôt en son nom. Elle calcule son bénéfice, puis ce bénéfice est imposé directement entre les mains du dirigeant ou des associés, dans leur propre déclaration de revenus. Et voici le point crucial, souvent découvert trop tard : vous êtes imposé sur la totalité du bénéfice réalisé, même si vous ne l’avez pas sorti de la société. Que l’argent dorme sur le compte de l’entreprise ou qu’il soit dans votre poche, l’administration considère qu’il est à vous, et vous le taxe (BOFiP — sociétés de personnes).
À l’impôt sur les sociétés, le raisonnement s’inverse. La société devient un contribuable à part entière : c’est elle qui paie l’impôt sur son bénéfice. Le dirigeant, lui, n’est imposé personnellement que sur ce qu’il décide de se verser — sa rémunération d’un côté, ses dividendes de l’autre. Tant que les bénéfices restent dans la société, mis en réserve, ils ne sont pas imposés une seconde fois au niveau du dirigeant (economie.gouv.fr — l’impôt sur les sociétés).
Retenez cette opposition, car tout en découle. À l’IR, l’impôt « traverse » la société pour vous atteindre chaque année, que vous touchiez l’argent ou non. À l’IS, l’impôt s’arrête d’abord au niveau de la société, et vous n’êtes concerné personnellement qu’au moment où vous vous versez quelque chose. Deux philosophies, deux stratégies de pilotage complètement différentes.
Les taux 2026 : IS et barème de l’IR
Pour comparer, il faut d’abord poser les chiffres exacts applicables en 2026.
Les taux de l’impôt sur les sociétés
Le taux normal de l’IS est de 25 % sur l’ensemble du bénéfice (Service-Public — impôt sur les sociétés). Mais un taux réduit de 15 % s’applique sur la fraction de bénéfice jusqu’à 42 500 €, le taux de 25 % ne s’appliquant qu’au-delà de ce seuil.
Attention, ce taux réduit n’est pas automatique : il suppose de remplir trois conditions cumulatives (BOFiP — liquidation de l’IS) :
- un chiffre d’affaires hors taxes inférieur à 10 millions d’euros ;
- un capital social entièrement libéré à la clôture de l’exercice ;
- un capital détenu à au moins 75 % par des personnes physiques (directement, ou via une société elle-même détenue à 75 % au moins par des personnes physiques).
Pour la plupart des petites sociétés, ces conditions sont réunies : le taux de 15 % s’applique alors sur les premiers 42 500 € de bénéfice, ce qui allège nettement la note sur les premiers exercices.
Le barème de l’impôt sur le revenu
À l’IR, le bénéfice s’ajoute aux autres revenus du foyer et suit le barème progressif. Pour 2026, il comporte cinq tranches (pour une part de quotient familial) (Service-Public — barème de l’impôt 2026) :
| Tranche de revenu imposable (pour 1 part) | Taux |
|---|---|
| Jusqu’à 11 600 € | 0 % |
| De 11 601 € à 29 579 € | 11 % |
| De 29 580 € à 84 577 € | 30 % |
| De 84 578 € à 181 917 € | 41 % |
| Au-delà de 181 917 € | 45 % |
Ce qu’il faut comprendre, c’est que ces tranches sont progressives : seule la fraction de revenu qui dépasse un seuil est taxée au taux supérieur. Votre « tranche marginale d’imposition » (la fameuse TMI) est le taux de votre dernière tranche atteinte. Plus vos revenus sont élevés, plus le bénéfice imposé à l’IR vous coûte cher — c’est un paramètre décisif dans l’arbitrage.
Le régime par défaut selon la forme, et qui peut opter
Vous ne choisissez pas votre régime fiscal à partir d’une page blanche : chaque forme juridique a un régime par défaut, et l’option pour l’autre régime n’est ouverte que dans certains cas.
Le régime par défaut
- Entreprise individuelle (EI) et EURL (à associé unique personne physique) : IR par défaut (impots.gouv.fr — EURL).
- SASU, SAS et SARL : IS par défaut (Service-Public — SASU).
- SCI : IR par défaut (société civile, transparente) — un sujet que nous détaillons dans notre guide dédié, SCI à l’IR ou à l’IS : comment choisir.
Qui peut opter pour l’autre régime
Le passage d’un régime à l’autre n’est pas libre : il obéit à des règles précises.
Une société à l’IS peut opter temporairement pour l’IR. Une SASU, une SAS ou une SARL peut demander à être imposée à l’IR, mais seulement pendant 5 exercices maximum, sans renouvellement possible (Service-Public — option IR d’une SAS). Cette option suppose de réunir plusieurs conditions cumulatives (article 239 bis AB du CGI) : société créée depuis moins de 5 ans, exerçant une activité commerciale, artisanale, agricole ou libérale, employant moins de 50 salariés, réalisant moins de 10 millions d’euros de chiffre d’affaires ou de total de bilan, non cotée en bourse, détenue à au moins 50 % par des personnes physiques dont au moins 34 % par les dirigeants et leur foyer. C’est un dispositif conçu pour les jeunes sociétés qui démarrent et anticipent des déficits.
La SARL de famille, elle, peut opter pour l’IR sans limite de durée. C’est une exception notable : une SARL constituée entre membres d’une même famille (parents en ligne directe, frères et sœurs, conjoints ou partenaires de PACS) et exerçant une activité industrielle, commerciale, artisanale ou agricole peut opter pour l’IR de façon illimitée dans le temps (article 239 bis AA du CGI) (BOFiP — SARL de famille). Les activités purement libérales en sont exclues.
À l’inverse, une entreprise à l’IR peut opter pour l’IS. Une EI (depuis 2022, via l’assimilation à une EURL), une EURL ou une SCI peuvent choisir de passer à l’impôt sur les sociétés (Service-Public — option IS de l’entrepreneur individuel). Mais cette bascule vers l’IS est, on va le voir, un choix qu’il faut mûrir sérieusement, car elle est en principe très difficile à défaire.
Le délai pour opter et l’irrévocabilité de l’IS
Voici sans doute le piège le plus fréquent, celui qui mérite qu’on s’y arrête vraiment.
D’abord, le délai. Pour être imposée à l’IS au titre d’un exercice, l’entreprise doit notifier son option avant la fin du 3e mois de cet exercice (BOFiP — option pour l’IS). Passé ce délai, l’option ne prendra effet que l’exercice suivant. C’est une échéance à ne pas manquer si vous visez une bascule dès l’année en cours.
Ensuite — et c’est le point capital —, l’option pour l’IS est quasi définitive. La loi ménage une fenêtre de rétractation : l’entreprise peut renoncer à son option jusqu’au 5e exercice suivant celui au titre duquel elle a opté. La renonciation doit être adressée à l’administration avant la fin du mois précédant la date limite de versement du premier acompte d’IS de l’exercice concerné (BOFiP — renonciation à l’option IS, art. 239 CGI). Mais attention : en l’absence de renonciation dans ce délai, l’option pour l’IS devient irrévocable. La société reste à l’IS, sans retour possible.
Et il y a plus contraignant encore. Si, dans la fenêtre autorisée, vous renoncez à l’IS pour revenir à l’IR, cette renonciation est elle-même définitive : vous ne pourrez, en principe, plus jamais réopter pour l’IS ensuite. Autrement dit, on ne joue pas au yo-yo entre les deux régimes.
La leçon est simple : passer à l’IS n’est pas une case à cocher qu’on décochera tranquillement dans quelques années en cas de regret. C’est un engagement lourd et durable, qui doit reposer sur une vision claire de votre projet. En cas de doute sérieux, il est souvent plus prudent de rester à l’IR — le régime par défaut, jamais vraiment « choisi » — que de basculer à l’IS sans certitude.
Rémunération ou dividendes : la vraie mécanique
C’est ici que l’IS révèle à la fois son grand avantage et son grand inconvénient. Tout tourne autour d’une distinction que l’IR ne connaît pas : la différence entre se rémunérer et se verser des dividendes.
La rémunération : déductible à l’IS, pas à l’IR
À l’IS, la rémunération que le dirigeant se verse est une charge déductible du résultat de la société : elle diminue le bénéfice imposable à l’IS (Service-Public — rémunération des dirigeants). Concrètement, chaque euro de salaire que vous vous versez réduit d’autant la base sur laquelle la société paie l’IS.
À l’IR, ce mécanisme n’existe pas : la rémunération du dirigeant n’est pas déductible. Le bénéfice imposable inclut ce que le dirigeant se verse. On ne peut pas « sortir » sa rémunération de la base imposable, puisque c’est le bénéfice entier qui est taxé entre ses mains.
Les dividendes : le PFU de 31,4 % en 2026
À l’IS, une fois l’impôt société payé, le dirigeant peut se distribuer une partie des bénéfices sous forme de dividendes. Ces dividendes sont alors imposés, entre ses mains, au prélèvement forfaitaire unique (PFU), souvent appelé « flat tax ».
En 2026, le PFU s’établit à 31,4 %, décomposé en 12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux, pour les dividendes versés à compter du 1er janvier 2026 (Service-Public — hausse de la CSG et PFU 2026). Attention à un piège de mémoire : le PFU n’est plus de 30 % comme jusqu’en 2025. La hausse s’explique par le relèvement de la CSG de 1,4 point au 1er janvier 2026, qui porte la part sociale de 17,2 % à 18,6 %.
Il existe une alternative : on peut renoncer au PFU et opter pour l’imposition des dividendes au barème progressif de l’IR (case 2OP de la déclaration). Cette option ouvre droit à un abattement de 40 % sur les dividendes, mais elle est globale (elle vaut pour l’ensemble des revenus de capitaux mobiliers du foyer) et n’est intéressante que dans certaines situations, typiquement lorsque la tranche d’imposition est faible ou nulle.
La « double imposition »
C’est le contrepoids naturel de l’IS. Les bénéfices distribués en dividendes sont taxés deux fois : une première fois à l’IS au niveau de la société (15 % ou 25 %), puis une seconde fois entre les mains du dirigeant, au PFU de 31,4 % (ou au barème après abattement de 40 %). On parle de double imposition (economie.gouv.fr — l’impôt sur les sociétés). C’est le prix à payer pour la souplesse de l’IS — pouvoir piloter sa rémunération et mettre en réserve — et il doit toujours être mis en balance avec ses avantages.
Les cotisations sociales du dirigeant : TNS ou assimilé salarié
Le choix IS ou IR ne se joue pas seulement sur l’impôt : il est indissociable du statut social du dirigeant, qui dépend de la forme et de la part détenue. Et là aussi, l’écart est important.
- Le gérant majoritaire de SARL, le gérant associé unique d’EURL et l’entrepreneur individuel relèvent du statut de travailleur non salarié (TNS), affilié au régime des indépendants (Service-Public — statut social du dirigeant).
- Le président de SASU ou de SAS, ainsi que le gérant minoritaire ou égalitaire de SARL, sont assimilés salariés : ils cotisent au régime général, avec une protection sociale proche de celle d’un salarié cadre — mais sans assurance chômage (Service-Public — président de SAS).
Sur le coût, il faut être honnête sur la précision des chiffres. En ordre de grandeur, les cotisations d’un dirigeant TNS représentent environ 45 % du revenu net, tandis que le statut d’assimilé salarié est sensiblement plus lourd, souvent estimé autour de 70 à 80 % du net une fois additionnées les charges patronales et salariales. Ces pourcentages sont des estimations indicatives, pas des taux officiels : les organismes publient les cotisations poste par poste, sans taux global unique. Ce qui est certain, en revanche, c’est le fait qualitatif : à protection comparable, le statut TNS génère des cotisations nettement plus faibles que le statut assimilé salarié.
Un point technique mérite d’être signalé, car il pèse dans la stratégie dividendes. Pour un gérant majoritaire de SARL ou un associé unique d’EURL à l’IS (TNS), la part des dividendes qui dépasse 10 % du capital social (augmenté des primes d’émission et des sommes en compte courant d’associé) est soumise aux cotisations sociales TNS, et non au seul PFU (URSSAF — dividendes et cotisations). Cette règle ne s’applique pas au président de SASU ou de SAS : ses dividendes ne supportent pas de cotisations sociales. C’est un argument fréquemment avancé en faveur de la SASU pour qui veut se rémunérer largement en dividendes — à mettre en balance avec le coût élevé de ses cotisations sur la rémunération.
Pour approfondir ce sujet, nous lui consacrons un guide complet : Les charges sociales de l’entrepreneur.
Le traitement des déficits
Voilà un critère que l’on oublie souvent, alors qu’il peut faire pencher la balance, notamment en phase de démarrage. Que se passe-t-il quand la société perd de l’argent ?
À l’IR, si l’activité est exercée à titre professionnel, le déficit s’impute sur le revenu global du foyer fiscal de la même année, sans limitation de montant (article 156 du CGI) (BOFiP — imputation des déficits à l’IR). Autrement dit, un déficit de démarrage peut venir effacer, en tout ou partie, d’autres revenus du foyer (par exemple le salaire du conjoint), et donc réduire l’impôt global de l’année. L’éventuel excédent est reportable sur le revenu global des six années suivantes. Attention toutefois : cet avantage suppose une activité exercée à titre professionnel (de façon personnelle, directe et continue) ; pour les activités non professionnelles, l’imputation est plus restreinte.
À l’IS, la logique est différente : le déficit reste « enfermé » dans la société. Il peut être reporté en avant sur les bénéfices futurs sans limite de durée, mais l’imputation sur un exercice donné est plafonnée à 1 million d’euros, majoré de 50 % de la fraction du bénéfice qui dépasse ce million (Service-Public — report des déficits à l’IS). Il existe aussi, sur option, un report en arrière (« carry-back ») qui permet d’imputer le déficit sur le bénéfice de l’exercice précédent (un an), dans la limite de 1 million d’euros, en générant une créance sur le Trésor (BOFiP — report en arrière des déficits).
La différence pratique est nette : à l’IR, le déficit profite immédiatement au foyer (il gomme d’autres revenus) ; à l’IS, il ne profite qu’à la société, et seulement quand elle redeviendra bénéficiaire. Pour un projet qui prévoit des pertes de lancement à absorber sur les revenus du foyer, c’est un argument fort en faveur de l’IR.
Comment choisir en pratique
Vous l’aurez compris : il n’existe pas de bon régime dans l’absolu, il existe le bon régime pour votre situation. Voici, honnêtement, les repères qui orientent la décision.
L’IR est souvent avantageux quand :
- vous prévoyez des déficits de démarrage à imputer sur d’autres revenus du foyer (salaire du conjoint, autres activités) ;
- votre bénéfice est modeste et intégralement prélevé pour vivre : dans ce cas, l’imposition unique de l’IR évite la double couche IS + dividendes ;
- votre tranche marginale d’imposition est faible : le bénéfice, imposé au barème, l’est alors à taux réduit.
L’IS est souvent avantageux quand :
- vous voulez réinvestir ou mettre en réserve une partie des bénéfices : ils ne sont pas imposés à votre niveau tant qu’ils restent dans la société ;
- vous souhaitez piloter votre rémunération et lisser votre revenu imposable d’une année sur l’autre ;
- il y a plusieurs associés, ou une stratégie de distribution de dividendes structurée ;
- votre bénéfice est important et votre TMI élevée : l’IS à 15 %, puis 25 %, peut être plus doux que le barème progressif de l’IR.
Mais gardez toujours à l’esprit les contreparties : l’IS ajoute la double imposition des dividendes, une comptabilité plus exigeante, et une option quasi irréversible. L’IR, lui, vous impose sur des bénéfices que vous n’avez peut-être pas sortis de la société.
Un dernier mot, et il est important sur un sujet aussi engageant : ces repères ne remplacent pas une simulation chiffrée. Le bon arbitrage dépend de dizaines de paramètres propres à votre situation (revenus du foyer, besoins de trésorerie, horizon, présence d’associés). Pour un cas un tant soit peu complexe, faites établir une projection sur plusieurs années et consultez un expert-comptable avant de trancher. L’erreur d’aiguillage, à l’IS surtout, se paie parfois très cher et très longtemps.
Si vous hésitez encore sur la forme juridique elle-même, nos comparatifs dédiés peuvent vous aider : Créer une SASU et SASU ou EURL : le comparatif.
Comment Fiscora vous aide à y voir clair
Le choix IS ou IR se prend une fois, mais il se vit toute l’année, dans les chiffres. Et c’est justement là que la visibilité fait défaut à beaucoup d’entrepreneurs : sans comptabilité tenue au jour le jour, impossible de savoir où l’on en est, ni de préparer sereinement l’arbitrage avec son comptable.
Fiscora tient votre comptabilité et vous donne cette visibilité en continu : suivi du résultat, du chiffre d’affaires et de la TVA, distinction claire entre ce que vous avez encaissé et ce que vous avez engagé (une nuance essentielle, que nous détaillons dans comptabilité d’engagement ou de trésorerie). Fiscora gère plusieurs régimes et formes juridiques, ce qui vous permet de garder une vue à jour quel que soit votre choix.
L’idée n’est pas de remplacer votre expert-comptable ni de décider à votre place, mais de vous apporter des éléments de décision fiables : une compta carrée et une image nette de votre activité, pour discuter le choix IS ou IR sur des chiffres réels plutôt que sur des impressions.
FAQ — IS ou IR : vos questions
Quelle est la différence entre l’IS et l’IR pour une société ?
À l’IR, la société est transparente : elle ne paie pas d’impôt en son nom, et le bénéfice est imposé directement entre les mains du dirigeant, même s’il ne le sort pas de la société. À l’IS, c’est la société qui paie l’impôt sur son bénéfice ; le dirigeant n’est imposé personnellement que sur ce qu’il se verse, en rémunération ou en dividendes. En clair, la question revient à se demander qui paie l’impôt : vous, ou votre société.
Quel est le taux de l’IS en 2026 ?
Le taux normal de l’impôt sur les sociétés est de 25 %. Un taux réduit de 15 % s’applique sur la fraction de bénéfice jusqu’à 42 500 €, à condition de réaliser moins de 10 millions d’euros de chiffre d’affaires, d’avoir un capital entièrement libéré et détenu à au moins 75 % par des personnes physiques. Au-delà de 42 500 € de bénéfice, c’est le taux de 25 % qui s’applique.
Peut-on changer de régime après avoir opté pour l’IS ?
Difficilement. Une société qui a opté pour l’IS peut renoncer à son option jusqu’au 5e exercice suivant celui de l’option. Passé ce délai, l’option devient irrévocable et la société reste à l’IS. De plus, si vous renoncez dans la fenêtre autorisée pour revenir à l’IR, cette renonciation est elle-même définitive : vous ne pourrez, en principe, plus jamais réopter pour l’IS. C’est donc un choix à mûrir sérieusement.
Comment sont imposés les dividendes en 2026 ?
Au prélèvement forfaitaire unique (PFU), soit 31,4 % en 2026 : 12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux, pour les dividendes versés à compter du 1er janvier 2026. Ce n’est plus 30 % comme jusqu’en 2025, la hausse venant de l’augmentation de la CSG. On peut aussi opter pour le barème progressif de l’IR, ce qui ouvre un abattement de 40 % sur les dividendes, mais cette option est globale à tout le foyer et n’est intéressante que dans certains cas.
L’IR ou l’IS est-il plus avantageux pour une société qui démarre ?
Cela dépend de votre situation, mais l’IR présente un atout en phase de démarrage : si l’activité est exercée à titre professionnel, un déficit s’impute sur le revenu global du foyer et peut réduire l’impôt sur d’autres revenus, comme le salaire du conjoint. À l’IS, le déficit reste enfermé dans la société et ne réduit que ses futurs bénéfices. Pour un lancement avec pertes à absorber, l’IR est souvent intéressant ; pour réinvestir des bénéfices, l’IS l’est davantage. En cas de doute, faites une simulation avec un expert-comptable.
Sources officielles consultées
- Service-Public — Impôt sur les sociétés : taux et conditions (F23575)
- BOFiP — Liquidation de l’IS, taux réduit à 15 % (BOI-IS-LIQ-20)
- Service-Public — Barème de l’impôt sur le revenu 2026 (A18045)
- Service-Public — Hausse de la CSG et flat tax en 2026 (A18796)
- Service-Public — SASU : imposition et option pour l’IR (F36215)
- Service-Public — Entreprise individuelle : option pour l’IS (F36380)
- BOFiP — Option et renonciation à l’IS, art. 239 CGI (BOI-IS-CHAMP-20-20-30)
- Service-Public — Report des déficits (F23628)
- URSSAF — Dividendes et cotisations du régime des indépendants
- economie.gouv.fr — L’impôt sur les sociétés, comment ça marche
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