En bref — L’EI, c’est vous en nom propre : ni statuts ni capital, création gratuite en micro, patrimoines professionnel et personnel séparés automatiquement depuis le 15 mai 2022. L’EURL est une SARL à associé unique, à l’IR par défaut, avec un gérant travailleur non salarié (TNS). La SASU est une société à l’IS de plein droit, avec un président assimilé salarié. Le vrai clivage est social : le TNS cotise environ 50 % de son revenu, avec un plancher d’environ 1 255 € à 1 298 € par an même à revenu nul ; l’assimilé salarié coûte 60 à 62 % du brut, mais ne paie rien sans rémunération… et n’est alors couvert par rien. Six critères et un tableau de décision pour trancher selon votre profil.
Sommaire
- Trois formes, trois logiques — ce qui les sépare vraiment
- Critère 1 : la simplicité et le coût de création
- Critère 2 : la fiscalité — IR par défaut ou IS de plein droit
- Critère 3 : la protection sociale et le poids des cotisations
- Critère 4 : les dividendes — la règle des 10 % qui change tout
- Critère 5 : le chômage et les aides — ARE, ARCE, ACRE
- Critère 6 : et après ? L’évolutivité de chaque forme
- Le tableau de décision, profil par profil
- Un statut se choisit, puis se pilote — Fiscora suit les trois
- FAQ — Vos questions sur le choix EI, EURL ou SASU
- Sources officielles consultées
Trois formes, trois logiques — ce qui les sépare vraiment
Avant de comparer des taux, posez le décor : ces trois « statuts » ne désignent pas trois variantes d’une même chose.
L’entreprise individuelle n’est pas une société. C’est vous, en nom propre, sans personne morale entre votre activité et vous. Depuis le 15 mai 2022, le statut unique de l’entrepreneur individuel sépare automatiquement patrimoine professionnel et patrimoine personnel : les créanciers professionnels ne peuvent saisir, en principe, que les biens utiles à l’activité — sauf manquement aux obligations fiscales ou sociales, qui rouvre l’accès aux deux patrimoines. Et une précision qui évite bien des confusions : le « micro-entrepreneur » n’est pas un quatrième statut, c’est un entrepreneur individuel au régime micro — rien de plus.
L’EURL est une société encadrée. Juridiquement, une SARL à associé unique : personnalité morale distincte, responsabilité limitée au montant des apports — sauf faute de gestion du gérant associé unique. Son fonctionnement est largement fixé par la loi : rassurant et rigide à la fois.
La SASU est une société à la carte. Grande liberté statutaire — revers de la médaille, des statuts plus délicats à rédiger seul —, IS de plein droit, président assimilé salarié.
Si votre hésitation se limite déjà aux deux sociétés, notre duel détaillé SASU ou EURL creuse ce face-à-face point par point. La question de cet article se pose un cran plus tôt : avez-vous besoin d’une société tout court, ou l’EI suffit-elle à votre projet ?
Critère 1 : la simplicité et le coût de création
L’EI gagne haut la main sur la simplicité. Ni statuts à rédiger, ni capital à constituer : une déclaration d’activité suffit. Côté coût, tordons le cou à une idée reçue : la création d’une EI n’est pas toujours gratuite. En 2026, elle l’est pour les micro-entrepreneurs (hors agents commerciaux : 23,21 €), les professions libérales et les activités agricoles ; elle coûte 21,74 € pour une activité commerciale en EI classique et 45 € pour une activité artisanale.
Créer une société coûte un peu plus — et demande surtout plus de rigueur. EURL comme SASU exigent des statuts écrits (un modèle officiel de statuts d’EURL est disponible via Legifrance) et un capital librement fixé, dès 1 € : au moins 20 % des apports en argent versés à la création en EURL, au moins 50 % en SASU, le solde sous cinq ans. Les frais 2026 sont tarifés : annonce légale forfaitaire de 124 € HT pour une EURL, 142 € HT pour une SASU (en métropole), immatriculation de 33,83 € et déclaration des bénéficiaires effectifs de 19,33 € — obligatoire et non gratuite. Comptez donc environ 177 € de frais obligatoires pour une EURL et environ 195 € pour une SASU. Seule l’annonce légale est tarifée hors taxes : elle ajoute 24,80 € de TVA en EURL et 28,40 € en SASU au décaissement réel, les frais d’immatriculation et de bénéficiaires effectifs n’en portant pas. Le tout hors accompagnement juridique — souvent le vrai poste de dépense, surtout en SASU. Pour dérouler les démarches dans l’ordre, notre checklist de création d’entreprise balise le parcours.
Critère 2 : la fiscalité — IR par défaut ou IS de plein droit
EI : l’impôt sur le revenu, avec le micro en porte d’entrée. Les bénéfices (BIC ou BNC) s’ajoutent aux revenus du foyer. Le régime micro s’applique sous les plafonds 2026, revalorisés pour la période 2026-2028 : 203 100 € pour la vente de marchandises, 83 600 € pour les prestations de services ; au-delà, régime réel. L’EI peut aussi rejoindre l’IS sans changer de forme, par option pour l’assimilation à une EURL, demandée au service des impôts dans les trois premiers mois de l’exercice concerné. Point clé : cette option est révocable pendant cinq ans, puis devient irrévocable.
EURL : l’IR par défaut, l’IS sur option. Même transparence fiscale qu’en EI, avec une particularité précieuse : le régime micro reste accessible, à condition que l’associé unique personne physique soit aussi le gérant. L’option pour l’IS s’exerce avant la fin du troisième mois de l’exercice visé.
SASU : l’IS de plein droit. La société paie son propre impôt — 25 % au taux normal, 15 % jusqu’à 42 500 € de bénéfices pour les sociétés éligibles. Une option pour l’IR existe, mais étroite : société de moins de cinq ans, moins de 50 salariés, chiffre d’affaires ou bilan sous 10 M€ — et cinq exercices maximum, sans renouvellement.
Ce critère change la mécanique du revenu : à l’IR, le bénéfice est imposé entre vos mains, prélevé ou non ; à l’IS, la société est imposée d’abord, puis vous arbitrez entre salaire et dividendes. Notre guide IS ou IR pour votre société déroule cet arbitrage chiffres à l’appui.
Critère 3 : la protection sociale et le poids des cotisations
EI et gérant d’EURL : le monde TNS. L’entrepreneur individuel — micro compris — et le gérant associé unique d’EURL relèvent de la Sécurité sociale des indépendants. Les cotisations d’un TNS représentent, en ordre de grandeur, environ 50 % de ses revenus professionnels. Au régime réel, des cotisations minimales restent dues même à revenu nul : environ 1 255 € à 1 298 € par an en 2026, couvrant notamment les indemnités journalières (96 €), la retraite de base (967 €) et l’invalidité-décès (72 €). Ce plancher est un décaissement, mais aussi un filet : il maintient une couverture et valide des droits à la retraite de base. Au régime micro, les cotisations sont un simple pourcentage du chiffre d’affaires encaissé.
Président de SASU : le monde assimilé salarié. Rémunéré, il est affilié au régime général avec une protection de type salarié cadre — hors assurance chômage, à laquelle il ne cotise pas et n’a pas droit. Coût : de l’ordre de 60 à 62 % de la rémunération brute.
Attention aux assiettes. Environ 50 % du revenu d’un côté, 60 à 62 % du brut de l’autre : ces pourcentages ne portent pas sur la même base et ne se comparent pas terme à terme. Retenez le sens du classement — le TNS coûte moins et protège moins — et faites le calcul sur vos chiffres avec notre guide des charges sociales de l’entrepreneur.
Le piège central : la SASU « à zéro cotisation ». Sans rémunération, le président de SASU ne paie aucune cotisation — aucune minimale n’existe dans son régime. L’argument séduit, mais regardez l’envers : zéro cotisation, c’est zéro indemnité journalière en cas de maladie, zéro trimestre de retraite validé, aucune protection sociale au titre du mandat. Ce montage se défend comme une phase transitoire assumée — pendant un cumul avec l’ARE ou un salariat conservé à côté —, rarement comme un régime de croisière.
Critère 4 : les dividendes — la règle des 10 % qui change tout
En EURL à l’IS, les dividendes du gérant associé unique ne sont pas un revenu « sans charges » : la part qui dépasse 10 % du capital social (majoré des primes d’émission et des comptes courants) est réintégrée dans l’assiette des cotisations TNS. En EI ayant opté pour l’IS, le même mécanisme joue au-delà de 10 % du bénéfice net.
En SASU, rien de tel : les dividendes sont des revenus de capitaux mobiliers, exclus de l’assiette sociale quel que soit leur montant. Leur fiscalité 2026, en revanche, est à jour dans peu de contenus en ligne : le prélèvement forfaitaire unique atteint 31,4 % — 12,8 % d’impôt sur le revenu plus 18,6 % de prélèvements sociaux — et non plus 30 %, chiffre périmé. L’option pour le barème progressif reste possible.
L’avantage SASU est réel, mais il a un prix caché : un président payé exclusivement en dividendes ne cotise nulle part et ne bénéficie d’aucune protection sociale. La règle des 10 % en EURL, souvent vécue comme une punition, est aussi ce qui pousse à cotiser — donc à se constituer des droits.
Critère 5 : le chômage et les aides — ARE, ARCE, ACRE
Premier point, valable partout : ni le TNS ni le président de SASU ne cotisent à l’assurance chômage — aucun des trois statuts ne crée de nouveaux droits. La question est donc : que deviennent vos droits existants ?
Maintien de l’ARE. Pour les droits ouverts depuis le 1ᵉʳ avril 2025, le cumul entre allocations et activité non salariée est limité à 60 % des droits restants au jour de la création. À l’intérieur de cette enveloppe, le statut change tout : le président de SASU sans rémunération perçoit ses allocations intégralement, et ses dividendes ne modifient pas le montant de l’ARE ; en EURL, à l’inverse, les dividendes du gérant — déjà soumis à cotisations au-delà de 10 % du capital — risquent d’être traités comme un revenu d’activité par France Travail, la question n’étant pas officiellement tranchée : rapprochez-vous de votre agence ; en EI à l’IR, France Travail verse 70 % de l’allocation puis régularise sur les revenus réels. Au terme du cumul, le créateur toujours sans rémunération peut demander à l’instance paritaire régionale la poursuite du versement sur le reliquat de 40 %. Le mode d’emploi complet est dans notre guide du cumul ARE et création de SASU.
L’ARCE, l’autre branche de l’alternative. Plutôt que le maintien mensuel : 60 % des droits restants versés en capital, minorés d’une participation de 3 %, en deux fois — moitié au démarrage, solde six mois plus tard. Elle exige de bénéficier de l’ACRE et ne valide aucun trimestre de retraite, là où le maintien de l’ARE en valide.
L’ACRE, pour les trois formes. En 2026, l’ACRE réduit les cotisations de début d’activité de 25 %. Hors micro, l’exonération couvre le quart (25 %) des cotisations concernées jusqu’à 36 045 € de revenu, devient dégressive jusqu’à 48 060 €, s’annule au-delà, et dure douze mois. En micro, le taux de cotisations est minoré à 75 % du taux de droit commun — soit une réduction de 25 % —, jusqu’à la fin du troisième trimestre civil suivant le début d’activité ; l’aide se demande dans les 60 jours suivant la création, et suppose de ne pas avoir bénéficié de l’ACRE au cours des trois années précédentes. EI, EURL, SASU : les trois y ouvrent droit, et l’associé unique remplit d’office la condition de contrôle de sa société.
Critère 6 : et après ? L’évolutivité de chaque forme
Un statut de lancement n’est pas une prison, mais toutes les portes de sortie n’ont pas la même taille. La SASU offre la plus fluide : accueillir un associé la fait devenir SAS sans transformation — c’est la même forme juridique, avec un associé de plus. L’EURL devient automatiquement une SARL à l’entrée d’un nouvel associé. L’EI, elle, ne se transforme pas : elle s’apporte — le fonds ou le patrimoine professionnel passe en société, et si l’EI avait opté pour l’IS, l’apport bénéficie d’un report d’imposition.
Deux chiffres pour la revente : céder des parts d’EURL coûte 3 % de droits d’enregistrement après un abattement de 23 000 €, contre 0,1 % pour des actions de SASU. Et rappelez-vous la soupape fiscale de l’EI : son option pour l’IS reste révocable pendant cinq ans — un vrai droit à l’essai, définitif ensuite.
Le tableau de décision, profil par profil
Aucune des trois formes n’est la bonne dans l’absolu — quiconque l’affirme sans vous poser de questions a quelque chose à vendre. Chaque ligne ci-dessous est une piste souvent pertinente pour le profil décrit, à confirmer sur vos chiffres.
| Votre situation | Piste souvent pertinente | Le raisonnement |
|---|---|---|
| Je teste une activité, à côté d’un emploi ou d’études | EI au régime micro | Création gratuite, cotisations proportionnelles au chiffre d’affaires, arrêt simple si le test ne prend pas |
| Je quitte un emploi et veux préserver mon ARE au maximum | SASU sans rémunération | Allocations maintenues et dividendes sans effet sur l’ARE — dans la limite du cumul (60 % du reliquat pour les droits ouverts depuis le 1ᵉʳ avril 2025) |
| Je veux le meilleur revenu net cotisé sur une activité régulière | EURL — ou EI au réel | Le statut TNS coûte moins cher en cotisations que l’assimilé salarié, et protège moins : à faire chiffrer sur vos propres montants |
| Je veux la protection sociale la plus complète en me rémunérant | SASU avec rémunération | Couverture de type salarié cadre (hors chômage), au prix de cotisations plus lourdes |
| Je compte me rémunérer surtout en dividendes | SASU — les yeux ouverts | Pas de cotisations sur les dividendes, PFU à 31,4 % — mais aucune protection sociale sans salaire |
| Je prévois d’accueillir un associé ou des investisseurs | SASU, sinon EURL | Passage en SAS sans transformation ; l’EURL devient automatiquement SARL |
| Mon chiffre d’affaires dépassera vite les plafonds micro | EURL ou SASU, selon le régime social visé | Le micro s’arrête à 203 100 € de ventes ou 83 600 € de services ; la société structure la suite |
Ces pistes hiérarchisent, elles ne tranchent pas : un même profil peut basculer d’une ligne à l’autre selon le revenu visé ou la situation familiale. Prenez vos deux finalistes et confrontez-les sur une année complète de chiffres prévisionnels — cotisations, impôt, protection — avant de signer.
Un statut se choisit, puis se pilote — Fiscora suit les trois
Le choix du statut est un point de départ : il faudra ensuite suivre le chiffre d’affaires qui conditionne le régime micro, le bénéfice qui pilote l’impôt, les seuils qui déclenchent une bascule. Fiscora couvre tous les régimes — micro, réel, sociétés à l’IS — et tous les profils de ce comparatif, du micro-entrepreneur qui surveille ses plafonds au président de SASU qui arbitre salaire et dividendes. Si votre statut évolue en cours de route, votre outil de gestion, lui, n’a pas besoin de changer.
FAQ — Vos questions sur le choix EI, EURL ou SASU
Le micro-entrepreneur est-il un statut différent de l’entreprise individuelle ?
Non. Le micro-entrepreneur est un entrepreneur individuel qui relève du régime micro — une simplification fiscale et sociale, pas une forme juridique distincte. Il en garde les attributs : patrimoines séparés, régime TNS, et bascule au réel si le chiffre d’affaires dépasse durablement 203 100 € (ventes) ou 83 600 € (services).
Puis-je créer une SASU sans me verser de salaire ?
Oui, et c’est un montage courant pendant un cumul avec l’ARE : sans rémunération, aucune cotisation n’est due et les allocations sont maintenues. La contrepartie est entière : zéro cotisation signifie zéro indemnité journalière, zéro trimestre de retraite validé et aucune protection sociale au titre du mandat. Un choix à piloter comme une phase, pas comme un régime permanent.
Une EURL peut-elle bénéficier du régime micro ?
Oui — c’est un atout méconnu face à la SASU : le régime micro est ouvert à l’EURL dont l’associé unique, personne physique, est aussi le gérant, dans les mêmes plafonds qu’en EI. La SASU, à l’IS de plein droit, n’y a jamais accès.
Combien coûte réellement une création en 2026 ?
Pour une EI : de 0 € (micro hors agents commerciaux, libéral, agricole) à 45 € (artisan en EI classique), en passant par 21,74 € pour un commerçant. Pour une société : environ 177 € en EURL et 195 € en SASU — annonce légale (124 € ou 142 € HT), immatriculation (33,83 €), déclaration des bénéficiaires effectifs (19,33 €). Seule l’annonce légale est tarifée hors taxes : ajoutez 24,80 € de TVA en EURL et 28,40 € en SASU pour obtenir le décaissement réel, hors accompagnement juridique éventuel.
Peut-on changer de statut après le lancement ?
Oui, dans les trois cas. L’EI peut opter pour l’IS (option révocable pendant cinq ans) puis apporter son activité à une société. L’EURL devient automatiquement SARL quand un associé entre au capital. La SASU devient SAS par simple entrée d’un associé, sans transformation juridique. Commencer simple n’interdit pas de grandir.
Sources officielles consultées
- Entrepreneur individuel (EI) : ce qu’il faut savoir — fiche F37396 — Service-Public Entreprendre.
- Séparation des patrimoines professionnel et personnel — fiche F36354 — Service-Public Entreprendre.
- Coût des formalités de création d’une entreprise individuelle — fiche F23282 — Service-Public Entreprendre.
- EURL : ce qu’il faut savoir — fiche F37777 — Service-Public Entreprendre.
- SASU : ce qu’il faut savoir — fiche F37383 — Service-Public Entreprendre.
- Comment publier une annonce légale ? Tarifs forfaitaires 2026 — fiche F31972 — Service-Public Entreprendre.
- Coût des formalités de création d’une société — fiche F37688 — Service-Public Entreprendre.
- ACRE : exonération de début d’activité — fiche F11677 — Service-Public Entreprendre.
- ARCE : aide à la reprise ou à la création d’entreprise — fiche F15252 — Service-Public.
- Créateurs d’entreprise : ce qui change pour l’ARE et l’ARCE au 1ᵉʳ avril 2025 — actualité A18136 — Service-Public Entreprendre.
- Seuils de chiffre d’affaires 2026 des auto-entrepreneurs — Urssaf.
- Taux et barèmes des cotisations des travailleurs indépendants 2026 — Urssaf.
- Le régime social du dirigeant — Bpifrance Création.
- Quelle est la situation sociale et fiscale du président de SASU ? — Bpifrance Création.
- Les aides de France Travail à la création d’entreprise — Bpifrance Création.
Le bon statut est celui qui colle à votre profil — pas à celui du voisin. Micro, réel ou IS : quel que soit votre choix, Fiscora tient vos chiffres à jour pour le confirmer, ou pour préparer la bascule suivante. Essayez Fiscora gratuitement pendant 14 jours.
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